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Réseaux sociaux : quand mobiliser devient aussi simple qu’un like

7 novembre 2018

Facebook, Twitter, Instagram ou encore Youtube sont les réseaux sociaux les plus visités au monde. Ils sont, depuis leurs créations, sujets à de nombreuses controverses. Et pour cause ! Les gens ne comptent plus les fois où ils ont vu circuler des messages à caractère haineux, de la mauvaise modération de posts, des fake news à foison, etc.. Mais, les réseaux sociaux sont bien plus que ça. Utilisés à bon escient, ils peuvent être une arme notamment en termes de diffusion d’informations. Un message sera beaucoup plus susceptible d’être vu sur un fil d’actualité Facebook et poussera plus facilement à la mobilisation qu’une simple campagne placardée dans le métro.

Les réseaux sociaux, du virtuel à la mobilisation ?

Toute personne qui a un objectif marketing ou même de notoriété cherche à être présente sur les réseaux sociaux. La création d’une communauté est le socle nécessaire pour créer une véritable identité de marque au sein du monde digital. La création d’un sentiment communautaire et d’une ligne éditoriale poussant à l’engagement sont vite devenus les nerfs de la guerre au sein de l’écosystème numérique. Les marques comme Oasis, Samsung ou encore Air France ont bien compris ce mécanisme qui crée une véritable « popularité » sur internet. C’est grâce à leurs différents contenus qu’ils parviennent à capter de nouvelles cibles et à maintenir un certain lien avec leurs consommateurs actuels

Néanmoins, de nombreuses communautés sans objectif marketing existent sur les réseaux sociaux, à l’image de Wanted Community sur Facebook, un groupe dans lequel les membres échangent des biens, des informations, des conseils ou même des idées. C’est devenu un lieu qui rend la naissance d’un système d’entraide possible et qui parvient à faire sortir des personnes de la précarité (Souvenez-vous de ces SDF qui ont trouvé un métier ou un logement grâce aux membres d’une communauté virtuelle). Wanted aide aussi à potentiellement obtenir un stage, une alternance ou un travail. En somme, un exemple en termes de mobilisation d’une communauté pour des causes diverses et pas nécessairement définies à l’avance. Bien évidemment, un tel groupe implique une modération pour éviter les dérives, mais force est de constater que Wanted apparait comme une réponse à de nombreux problèmes.

Emma stone qui verse une larme de joie
Emma stone à foi en l’être humain, nous aussi !

Autre fleuron du monde digital : les influenceurs. Ce sont eux qui font la pluie et le beau temps sur Instagram, Twitter ou encore Youtube en se servant de leur communauté comme d’une plateforme vivante. Grâce à cela, ils possèdent une grande capacité de mobilisation. Leurs abonnés les suivent, les prennent comme exemples et partagent même des valeurs communes qui leur permettent de se retrouver autour d’idées concrètes. On va même jusqu’à les qualifier de leaders d’opinions, et pour cause : par leur seule présence, ils arrivent à influencer les ventes, à motiver des décisions d’achats et vont même jusqu’à créer des tendances qui se répercutent à l’échelle mondiale.

Ces deux sortes de communauté (groupe communautaire et communauté d’influenceurs) peuvent mobiliser tous leurs membres pour la cause qu’ils ont décidé de défendre. Alors imaginez le nombre de personnes que 10 influenceurs sont à même de mobiliser. Il suffit d’un partage pour multiplier la visibilité d’un message et potentiellement toucher plus de monde. C’est en ça que les réseaux sociaux exercent un pouvoir que l’on a rapidement nommé : la viralité.

Les internautes et l’écologie

Cette viralité peut être utilisée à des fins très nobles comme l’écologie. Sujet très médiatisé en ce moment par les médias et les réseaux sociaux, beaucoup d’influenceurs eco-friendly sont nés, à l’image de Béa Johnson. Leur communauté grandissante est une communauté sensibilisée et qui a à cœur d’avoir un impact concret et de se faire instigatrice du changement. Conscients de cet atout, les influenceurs comptent sur la mobilisation de leur communauté pour relayer leurs messages et prendre conscience de la force qui réside en leur nombre.

Un homme qui marche, suivit de ses supporters
Un influenceur et son squad

Un exemple parlant : le mouvement « on est prêts » via lequel 62 youtubeurs comme Norman, Enjoyphénix ou Kyan Khojandi ont décidé d’unir leur voix en faveur de l’environnement dans un espoir de mobilisation de masse. Inspirés par le mois sans tabac, durant une période déterminée (allant du 15 Novembre au 15 Décembre) ces célébrités du web appellent leurs fans à relever un défi écologique simple. Un défi qui ne bousculera pas leur quotidien.  Ce mouvement a créé un réel enthousiasme à l’échelle national rassemblant les communautés respectives de ces porte-paroles.

Dans la même veine, le mouvement CleanWalker crée par Benjamin Carboni et mis en avant par les célèbres youtubeurs McFly et Carlito est aussi un mouvement fédérateur impressionnant.  Le concept ? Pousser les gens à descendre dans la rue afin de libérer les trottoirs de leurs mégots, verres en plastique, canettes et autres polluants. Ils profitent de cette opportunité pour partager avec nous des conseils écologiques facilement applicables au quotidien

Le monde de l’écologie a su faire preuve d’une intelligence et d’une créativité sans faille pour mobiliser les masses de manière efficace et pérenne. Et pour cause ! Nous sommes en sursis sur la planète, alors bouger n’est plus un choix mais une question de survie (les L5 vous le disaient déjà il y a une dizaine d’années !).

Les internautes et l’humanitaire

Le secteur humanitaire n’est pas en reste, en effet s’il y a une mobilisation importante de la communauté pour l’environnement, les populations ayant besoin d’aide sont tout autant représentées grâce aux réseaux sociaux. Bien évidemment, la situation n’est pas parfaite mais elle atteste aussi du fait que les réseaux sociaux permettent une visibilité importante.

Des médias comme Brut, Konbini ou des conférences comme TedX mettent le doigt là où ça fait mal. Largement diffusable via les réseaux sociaux, la condition de vie des Hommes dans certains pays éloignés est montrée sans censure afin de mobiliser un maximum de personnes, les inciter à bouger mais aussi à faire des dons.

Omar Sy et Jérôme Jarre sont allé au Banglasdesh (pays abritant le plus grand camp de réfugiés du monde dans lequel des réfugiés Rohingyas ont à peine de quoi survivre) dans le plus grand secret. Là-bas, ils ont réalisé une vidéo appelant à la mobilisation de toutes les personnes qui avaient à cœur de les écouter. Omar Sy explique que ces gens, chassés de leur pays d’origine ont besoin de retrouver « de la dignité, la liberté, un pays, la sécurité. Ça on ne peut pas leur apporter » rajoute-t-il. Ce qu’il demande en revanche c’est une multitude de partages, de dons, d’appels aux marques pour donner des produits et de la nourriture. Grâce à la notoriété des deux hommes et aux réseaux sociaux, leur message a été relayé et médiatisé en masse.

Un jeune homme distribue des likes
Le like de masse où l’art de toucher les internautes

Cette vidéo a accumulé  plus de 300 000 retweets sur Twitter et 100 000 partages sur Facebook. Ils ont récolté la petite bagatelle de deux millions de dollars en un mois.  Une opération de masse qui a pu être possible grâce aux réseaux sociaux mais aussi grâce aux leaders d’opinions qui ont parlé à leur public (on remercie Dj Snake, Cyprien, Seb La Frite, John Rachid, et tous les autres).

Ce cas est un exemple parmi tant d’autres, on peut également remercier la #LoveArmy, communauté faite de célébrités et d’anonymes qui veulent mener des actions concrètes pour faire le bien. Ça a été le cas pour les Rohingyas, les somaliens, et pour tous ces autres qui, à l’avenir, en auront besoin. Grâce à la mobilisation de toute une communauté, des actions concrètes sont envisageables et peuvent à court terme, impliquer des changements épatants. Pour cela, il vous suffit d’être à l’écoute et de vous engager sur les réseaux sociaux. De faire entendre votre voix dans une foule toujours plus bondée. La force réside dans la dynamique du nombre, mais il faut toujours quelqu’un pour commencer à crier. Ne l’oubliez pas !

Du changement nous acteurs être pouvons tous

 

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