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Espace : des scientifiques ramènent des super-bactéries

16 juillet 2018

Quoi de plus fascinant que le grand et vaste espace. Ce vide qui est porteur de rêves autant qu’il inquiète. On en fait partie tout en ayant l’impression de ne jamais pouvoir le comprendre. Afin de répondre aux mystères que l’on pourrait qualifier « d’accessibles » les scientifiques ne cessent de faire des tests en envoyant des substances en orbite afin de voir comment elles réagissent, comment elles évoluent. Dernier test en date : d es bactéries contenues dans des œufs de carpes et de crustacés. Les résultats sont aussi passionnants que terrifiants !

Programme de recherche Biorisk : espace, œufs et bactéries

Le but premier de cette étude était de montrer les effets du rayonnement sur le développement des êtres vivants sur le long terme. Le choix des œufs était également plus qu’intéressant et ce pour plusieurs raisons :

–       Les œufs représentent une des périodes les plus intéressantes du développement en termes de multiplication cellulaire. De par son intensité, cette multiplication permet de mettre en évidence des problèmes et ce de façon beaucoup plus rapide !

–       Ils sont beaucoup plus faciles à étudier dans le cadre d’expérimentations spatiales, petits, facilement transportables et facilement analysables.

–       Ils sont plus résistants que certains autres organismes.

Grâce à un compartiment accroché à l’extérieur du pod de la station spatiale internationale (ISS), les scientifiques russes ont pu tester les effets du rayonnement spatial (beaucoup plus important au sein de l’espace) sur le développement d’œufs de crustacés et de carpes.

Des tests qui ont mis en évidence la présence de super-bactéries

Pendant 31 mois, les œufs ont été exposés au rayonnement cosmique qui irradie au sein de cet espace infini au-dessus de nos têtes.  Une fois rapatriés sur le sol terrestre, les échantillons ont été analysés par des spécialistes et les résultats ont été plus qu’étonnants.

Des résultats étonnants

Lancée au début pour observer les effets des radiations sur les êtres vivants, l’étude a alors pris une tournure bien différente ! En effet les changements les plus radicaux ont été trouvés sur les populations bactériennes situées au sein des œufs. Plus résistantes, les bactéries avaient subi des processus de mutation d’une intensité telle qu’elles ont fini par devenir des « super-bactéries ».

Une super-quoi ?

Une super-bactérie ! On vous en parlait déjà un peu dans l’article sur le super enzyme capable de détruire le plastique mais si vous avez besoin d’une petite piqûre de rappel alors lisez ce qui suit.

Une super-bactérie ne va pas vous donner de super-pouvoirs (désolé mais pour l’instant c’est la vérité). On s’excuse auprès de nos amis geeks, on ne va pas vous donner la recette pour devenir le prochain Spider-Man. Non, plus sérieusement,  une super-bactérie est une souche pathogène résistante aux antibiotiques qui est issue de mutations successives. En fait, ce qu’il faut savoir c’est que les bactéries possèdent de tout petits bouts d’ADN qui peuvent se transférer d’une bactérie à une autre. Grossièrement, si une bactérie X réussit à partager son ADN avec une bactérie Y, alors on peut obtenir une bactérie XY avec les résistances des deux bactéries mères. C’est de cette façon qu’on obtient une super bactérie.

Quels problèmes cela pose-t-il ?

Le problème majeur c’est qu’à cause de leur résistance, notamment aux antibiotiques,  les souches pathogènes peuvent causer de graves maladies extrêmement difficiles à guérir et peuvent créer un cercle vicieux des plus dangereux : plus on utilise les antibiotiques, plus on multiplie les chances de créer des mutations chez ces bactéries, qui ensuite créent des souches encore plus résistantes et ainsi de suite.

Pour en revenir aux souches testées au sein du grand espace, les résultats sont assez parlant. Les bactéries présentes au sein des œufs ont muté et sont devenues extrêmement résistantes aux antibiotiques. Pour ne citer qu’elle, la bactérie Bacillus Subtilis (une bactérie que l’on trouve habituellement dans les sols) a muté au point de devenir résistante à 6 des 8 antibiotiques testés par les équipes de scientifiques.

Il est donc évident que le rayonnement au sein du cosmos a une effet prédéterminant sur les mutations bactériennes. De la même façon, on sait que l’espace, et là on se projette dans les futurs voyages humains, va avoir un effet déterminant sur nos gènes et qu’il faudra donc trouver un moyen de nous protéger de ces formes de mutations ! Cela veut aussi dire que l’espace au-dessus de nos têtes doit contenir une foule immense de super-bactéries, #justsayin’ !

un espace porteur de nombreuses problématiques
Il parait donc évident qu’il nous faille nous adapter à de nombreuses choses avant de pouvoir partir dans l’espace avec le prochain train !

On vous arrête tout de suite, pas besoin de créer des mouvements de foules ! Ces bactéries existent déjà sur Terre, celles de l’espace ont juste muté rapidement, précise Michel Viso (responsable du programme exobiologique au Cnes) dans un article du parisien, il n’y a donc pas plus de risques. On peut également parler de toutes les bactéries enfermées dans la glace arctique et antarctique qui existent déjà sur notre planète ! Ces bactéries sont partout donc pas besoin de paniquer !!!

OK, ON PANIQUE !!!!! QUE QUELQU’UN NOUS APPORTE NOTRE SOLUTION HYDRO-ALCOOLIQUE !

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