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Eotopia, la ville auto-suffisante 

31 août 2018

Imagineriez-vous, aujourd’hui, vivre dans une communauté auto-suffisante, qui ne dépense pas d’argent et qui laisse une faible marque sur son environnement ? Compter sur le don d’autrui et la force de vos mains ?  Et bien c’est ce qu’a imaginé et mis en application Benjamin Lesage. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut partir du commencement, de l’embryon de cette idée ; quand trois amis en 2010, Nicolas, Raphael et Benjamin ont décidé de parcourir le monde de la manière la plus écologique possible et sans dépenser d’argent.

Le but ? Prouver que l’argent n’est qu’un fruit du capitalisme qui fait beaucoup plus de mal que de bien. Après avoir été convaincus par leur démarche et des inégalités aberrantes que provoque l’argent, ils ont décidé de créer un « espace expérimental orienté vers une économie axée sur le don inconditionnel et le  respect  du vivant ». Ils ont donc inventé leur propre mode de vie alternatif, tout en surfant sur l’urbanisme durable, le recyclage, etc.

Communauté auto-suffisante ?  La solution : Eotopia

La ville verte située en Saône-et-Loire a été créée par Benjamin Lesage qui lui a donné le nom d’Eotopia. C’est un eco-village presque entièrement auto-suffisant et vegan qui compte une demi-douzaine d’habitants de tous les âges. À l’image d’une petite colonie de fourmis, ils travaillent tous ensemble au sein du hameau écologique pour subvenir à leurs besoins. Ils cultivent la terre, construisent leurs logements, s’entraident et ce, sans rien demander en retour car cette idée est bien loin des principes de la ville écologique qui compte sur le don de soi. Dans ce hameau, tous vivent ensemble, libres et soudés. Cette éco-ville n’est d’ailleurs pas un cas isolé, il y a environ une dizaine d’éco-quartiers déjà établi sur notre territoire.

Pourquoi pas ?

Comme à Eotopia, certains ont commencé depuis quelques temps déjà, à imaginer des solutions pour l’avenir car on ne vous l’apprend pas, la planète va mal. Parmi toutes les suggestions, le principe de la ville auto-suffisante pourrait s’avérer être une solution concluante pour limiter les émissions de gaz à effet de serres et notre empreinte écologique en générale. Les résidents de ces éco-quartiers cultivent leurs terres sans pesticides, sans acheminement par camion et sans produits toxiques. Pour qu’une ville soit considéré comme auto-suffisante il faut qu’elle le soit, tant sur le plan de la production que sur celui de l’énergie. Ce sont deux objectifs qu’essaie d’atteindre Eotopia.

L'autosuffisance nait d'abord d'une idée.
Ville auto-suffisante : la solution pour notre futur ?

La mise en application de ces alternatives pour réduire notre impact écologique sont à prendre en compte. Les derniers chiffres du rapport de la WWF sont alarmants. Ils expliquent que les français sont extrêmement polluants et hyper-consommateurs « Si toute l’humanité vivait sur le même train de vie qu’un français il faudrait 3 planètes pour subvenir aux besoins ».

Il nous faut donc trouver un moyen d’assurer la pérennité de notre espèce. En réponse, de nouvelles initiatives fleurissent et s’inspirent de cette ville auto-suffisante.  Albi ou Rennes ont d’ailleurs déjà mis en place de nouvelles mesures pour aller dans ce sens afin de réduire leur impact sur l’environnement. Toutes deux visent idéalement l’autosuffisance alimentaire d’ici 2020. Paris essaye aussi de s’inscrire dans une démarche plus verte sans pour autant faire le choix de l’auto-suffisance.

Attention, l’autosuffisance ne signifie pas tout produire à moins de dix kilomètres mais tout produire au bon endroit en s’adaptant aux saisons, aux types de terres, au climat afin d’intervenir le moins possible sur la nature.

La vie à Eotopia

En pleine transition, la ville d’Eotopia a encore besoin de ressources extérieures et d’argent pour se nourrir. Il n’empêche que pour eux, l’heure est venue de vivre autrement. Petit à petit ils s’affranchissent du roi euro sans pour autant vouloir se retirer de la société. En effet, et contrairement aux hippies des années 70, ils ne sont pas contre le fait de faire partie de la société et d’en tirer les bénéfices.

Il est important de préciser que Benjamin Lesage ne vit pas sans aucun revenu. Celui-ci touche le RSA et les allocations familiales grâce à sa fille. Il ne souhaite pas travailler et justifie son choix de vivre sur l’argent du contribuable par le fait qu’il préfère « cultiver [son] style de vie alternatif » plutôt que de travailler en ville. Son argument principal : il rend service à la société sur le long terme en préservant et en cultivant son éco-quartier. Sa fille bénéficie de la carte vitale car il accorde beaucoup d’importance à sa sécurité ainsi qu’à sa santé. Ainsi la politique d’Eotopia n’est pas de se détacher de la société mais bien de vivre en utilisant un minimum de ressources extérieures.

Les solutions alternatives à la ville auto-suffisante

Pour apporter votre pierre à l’édifice il y a des solutions moins drastiques que la création d’un éco-quartier. Vous pouvez par exemple adopter le « Zéro Déchets » grâce à des mesures simples :

  • Acheter une brosse à dent en bambou plutôt qu’une en plastique (pour le même prix) ;
  • Créer des éponges très (très) longue durée avec des collants filés ;
  • Utiliser des sacs réutilisables,
  • Acheter des produits avec le moins d’emballages possibles
  • Faire pousser vos plantes aromatiques etc

Pour avoir plus d’astuces zéro déchets n’hésitez pas à consulter des blogs. Il y a aussi des vidéos youtube qui vous proposent des astuces simples pour commencer le “0 déchet lifestyle”.

La ville auto-suffisante ne correspond pas à tout le monde
Quand les bébés testent l’auto-suffisance

Pour vous procurer du matériel, vous pourrez trouver des très bons sites afin d’acheter des produits certes légèrement plus chers mais plus durables et plus éthiques.

Si toutefois vous ne savez pas comment réduire votre empreinte écologique ou que vous êtes simplement curieux nous vous invitons à vous nourrir d’idées, d’espoir et de savoir en regardant le documentaire « Demain » de Mélanie Laurent, primé au César en 2016 pour le « meilleur documentaire ». Vous y trouverez les solutions que des milliers de personnes apportent chaque jour et que vous pourrez facilement appliquer à votre échelle. 
 

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