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Cambridge Analytica : un scandale à l’échelle mondiale.

16 avril 2018

Cambridge Analytica : c’est le sujet qui a fait les gros titres la semaine dernière. Marc Zuckerberg a été convoqué devant le Congrès américain pour répondre aux accusations lancées à l’encontre de la politique de confidentialité de Facebook ainsi que le scandale en matière de data.

Cambridge Analytica

Tout remonte à la fin du mois de mars, lorsque Christopher Wylie, ancien directeur de recherche pour Cambridge Analytica et lanceur d’alerte, accuse cette société de communication stratégique, d’avoir utilisé les données de plusieurs millions d’individus (obtenues via Facebook) à des fins peu scrupuleuses. Des faits depuis confirmés par le Congrès américain.

Cambridge Analytica
Un scandale à l’échelle planétaire

Pour vraiment comprendre ce qu’a fait Cambridge Analytica (toujours selon Wylie), une petite mise en situation est nécessaire. Vous êtes sur Facebook et vous souhaitez répondre à un questionnaire en apparence on ne peut plus normal. Vous acceptez de lui donner accès à vos informations basiques (jusqu’ici rien de foufou, vous l’avez fait des centaines de fois auparavant). Sauf que sans le savoir vous avez en fait donné à l’application, la capacité d’avoir accès à vos données ainsi qu’à celles de tous vos amis.

Pour avoir un ordre d’idée, cela veut dire que pour une personne répondant à ce questionnaire, Cambridge Analytica accédait en moyenne aux données de 321 personnes. Grâce à toutes ces datas, la société avait la possibilité de « profiler » les personnes concernées. Le but étant de comprendre et d’anticiper leurs comportements en se basant sur les likes, les posts mais aussi en récoltant les messages privés.

Le but principal : créer des schémas psychologiques et obtenir des informations à la pelle, notamment en termes d’intentions de votes.

Cambridge Analytica : Une histoire d’influence

Ce qu’il faut savoir c’est que Cambridge Analytica aurait (selon Wylie) influencé les résultats de la dernière campagne présidentielle américaine. On a notamment appris qu’il existait des liens entre Steve Bannon (l’ancien conseiller stratégique de Donald Trump) et Cambridge Analytica. Ce serait aussi le cas avec plusieurs millionnaires ayant injecté de l’argent dans le projet. On note aussi que des personnes influentes au sein du microcosme Trump auraient aidé à monter toute cette affaire. Les experts suspectent notamment Jared Kushner (le beau-fils de Trump) ou encore Brad Parscale (le directeur de la campagne digitale durant la course à la présidence).

Même si les personnes derrière Cambridge Analytica ont rejeté toutes ces accusations, la graine de la suspicion a déjà été plantée et les révélations s’enchaînent. Étrangement, le pays le plus ciblé lors de cette quête aux informations n’est autre que les États-Unis. Coïncidence ? On vous laisse vous faire un avis sur la question. Pour découvrir l’interview de Wylie : https://youtu.be/FXdYSQ6nu-M

Que s’est-il passé avec Zuckerberg ?

Forcément, dans cet esprit de scandale, il paraît logique que les têtes pensantes de Facebook soient aussi mises en cause. Après tout, tout ceci n’aurait pas été possible si Facebook ne l’avait pas laissé faire !

De ce fait plusieurs questions sont posées : le groupe Facebook (donc Mark Zuckerberg) était-il au courant ? Si oui, ne devrait-il pas répondre de ses actes ? Si non, comment explique-t-il cette faille d’une ampleur considérable ? Est-il possible que cela se reproduise ? Bref, beaucoup de questions pour des réponses en demi-teinte.

C’est afin de répondre à toutes ces interrogations que Zuckerberg a été convoqué devant le Congrès américain le 11 Avril.

Ce qu’on en retiendra c’est que le créateur de Facebook a peiné à convaincre. D’ailleurs, quelques zones d’ombres existent toujours quant à la possibilité d’un nouveau scandale. Ce qui est certain c’est qu’à l’avenir, on fera preuve de beaucoup plus de vigilance avant de répondre à un test débile.

Cette utilisation malsaine des réseaux sociaux va à l’encontre de tout ce que nous défendons ici au sein de l’agence Clemenvilla. Nous envisageons les réseaux sociaux comme un vecteur de partage et d’échange. Le but est de favoriser la découverte de l’autre, tout en permettant un accès accru à l’information. Il est vrai que de tels scandales peuvent ébranler les convictions de certains. Néanmoins, ce serait dommage de se couper complètement de ce genre d’outils qui rassemblent plus qu’ils éloignent. Les règles restent les mêmes : soyez conscients de ce que vous postez.  Faites le nécessaire pour protéger votre vie privée, qui comme son nom l’indique, se doit de rester privée.

Zuckerberg en Allemand veut aussi dire montagne de sucre, c’est une information qui ne sert strictement à rien mais notre DA a insisté pour qu’on l’intègre à l’article !

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